MUSICA MEDIANTE
Accueil du siteARCHIVES Musica Media N° 1-8, par Alexandra Musica Media N°3, édition des IV° MELTIQUES, Novembre 2005
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jeudi 4 février 2016
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LE CONCERT DE CLOTURE
mercredi 14 décembre 2005

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Excellente initiative que celle de débuter cette soirée de clôture des quatrièmes Meltiques par le Concerto pour piano de Manuel de Falla, avec Philippe Marty au piano et cinq instrumentistes de l’orchestre de Musica Mediante, flûte, hautbois, clarinette, violoncelle et violon, sous la direction de Pablo Pavon.

Leur parfaite connaissance de cette partition et le plaisir qu’il montrèrent à l’exécution rendirent immédiatement accessible au public le langage elliptique, aux influences stravinskiennes de cette œuvre peu jouée.

Le concert se poursuivait par des extraits de la Suite espagnole d’Albeniz, quatre parties illustratives de l’Espagne de la fin du 19° siècle - Granada, Cataluna, Cuba, Aragon, composées initialement pour piano à partir de thèmes et de rythmes populaires régionaux, mais interprétées dans leur version orchestrale par les trente deux musiciens de l’orchestre, dont le fondu sonore et la variété des couleurs firent merveille.

Il appartenait à Antonio Rodriguez de clôturer en majesté cette semaine ibérique avec une œuvre de Joachin Rodriguo qui donna ses titres de noblesse à la guitare : le Concerto d’Aranjuez. Accompagné par l’orchestre, le grand guitariste interpréta avec infiniment de poésie cette musique -une des plus jouées au monde, avant d’offrir en bis à un public entièrement conquis une ultime vision d’Espagne :Souvenir de l’Alhambra de Francisco Tarrega, indicibles parfums d’Andalousie qui flotteront encore longtemps sous les voûtes de l’église de Montferrand.

Patricia GAIGNARD de l’Atelier Vocal.

Heureuse coïncidence : Patricia avait, lors de cette soirée, remarqué le plaisir des musiciens à jouer, tandis que pendant tout le concert m’était apparue comme une évidence cette question à leur poser après leur prestation : « Aimez-vous jouer la musique espagnole ? »

Blandine Cote, violoniste :

« J’aime toute les musiques populaires et la musique espagnole en fait partie. J’aime son côté « ardent ». »

Hiroe Shmidt, violoniste :

« Avec cette musique, je peux vraiment exploser, surtout avec ce que j’ai joué, les Danses espagnoles de de Falla et Carmen de Sarasate, ce n’est pas une musique très intérieure, j’étais contente d’exprimer cette joie et ça me convient très bien. Mais j’aime aussi beaucoup les œuvres plus intimistes, comme celles qu’a joué en bis le guitariste. »

Philippe Marty, pianiste :

« J’adore ! Pour les couleurs avant toute chose, et puis ce que cela permet de développer pianistiquement et techniquement. En allant chercher les couleurs, on se trouve avec une gestuelle différente, de temps à autre on doit aller chercher des sons plus mats ou bien au contraire des sons plus arrachés. Ce n’est pas évident au piano, il faut savoir si l’on met un peu de pédale à certains moments ou pas du tout à d’autres, on jongle un peu avec tout ça.

L’aspect rythmique est aussi très délicat pour la mise en place, il y a toujours une vigueur, une rythmique qui est très stimulante[...]. Avec le concerto pour piano de de Falla, on sent l’influence des années 20-30 en France, l’influence de Poulenc, des ballets russes, de Cocteau, de toute cette époque festive, mais avec l’âpreté stravinskienne cachée derrière. Les deux autres œuvres de la soirée correspondaient beaucoup plus à l’image solaire de L’Espagne qu’on a en tête. »

propos recueillis par Alexandra

 

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