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Le Mot du Directeur Musical
mercredi 16 septembre 2009

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La Parole au Directeur Musical

Photo : Pascal de la Motte

Pablo, en décembre, nous allons chanter, avec deux autres chœurs, dans la 9ème Symphonie de Beethoven ; que représente pour toi ce compositeur ?

A mon avis, il est celui qui inaugure une nouvelle musique, celle qui réduit la place de l’inspiration religieuse pour mettre l’Homme, l’Individu, la condition humaine, au centre de son travail de compositeur. C’est cela qui définit le mieux le Romantisme, qu’il s’agisse de la poésie ou de la musique. D’ailleurs Beethoven utilise des poèmes, comme ceux de Schiller pour la 9ème ("L’Hymne à la joie"), comme supports de plusieurs de ses compositions, dont certaines annoncent les lieder de Schubert. De plus, il introduit une nouvelle conception de l’art et de la musique, qui sera ensuite développée et rendue célèbre par Wagner -lequel d’ailleurs, reconnaîtra sa dette envers Beethoven- : l’idée d’un art global, total, qui exprime et exalte l’Homme dans toutes ses dimensions.

Tu as voulu mettre au programme de notre concert du printemps 2010, la "Messa di Gloria" de Puccini. Peux-tu présenter cette œuvre, beaucoup moins connue des choristes que la 9ème !

Il faut situer Puccini dans la continuité des grands compositeurs italiens du XIX° siècle, que Musica Mediante a abordés et visités précédemment : Rossini, Verdi. Comme eux, il est surtout connu pour sa musique d’opéra (Tosca, La Bohème, Madame Butterfly…), mais il a aussi pratiqué le genre "oratorio", c’est-à-dire la musique d’inspiration religieuse. Et il est très intéressant de découvrir comment Puccini, après Rossini et Verdi a transposé l’écriture, le vécu de l’opéra, dans la musique religieuse, et comment la rencontre de deux styles apparemment antagonistes peut devenir un mariage heureux, qui donne à la musique religieuse un relief nouveau, une manière particulièrement efficace d’exprimer les émotions et les sentiments religieux.

Dans le cadre des Meltiques 2010, tu as choisi, pour le concert principal, "Elias" de Mendelssohn. Pourquoi ?

Félix Mendelssohn est un compositeur allemand du XIX° siècle qui a produit un répertoire vocal extrêmement riche, pour chœur d’hommes, de femmes et pour choeur mixte, et ceci avec orchestre ou orgue. Il a composé notamment deux oratorios : "Paulus", que Musica a donné en 2003 à Clermont et à Bruxelles ; et "Elias", qui, en effet, est à notre programme pour 2010. Avec cette magnifique composition, se manifeste la continuité de notre travail choral. On peut d’ailleurs comparer ces deux œuvres, qui comportent toutes deux de grands et magnifiques Chœurs. Toutes deux ont un thème biblique. Mais elles sont assez différentes, comme le sont les deux personnages-titres. Le "Paulus" est structuré en deux parties nettement distinctes : avant sa conversion, quand Paul est persécuteur des chrétiens, et ensuite après sa conversion au christianisme. Le prophète Elias, lui, a un parcours personnel plus linéaire. Le traitement dramatique et musical est donc différent, mais aussi très intéressant, en rapport avec la progression du personnage, face aux adversaires de son Dieu Avec cette œuvre, Musica Mediante continue à relever le défi que l’association s’est donné depuis sa création : explorer, visiter les grandes œuvres du répertoire du chant choral avec orchestre. Avec "Elias", les choristes pourront vivre une nouvelle étape dans cette belle aventure.

(Propos recueillis par Bernard Dumoulin)

 

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