MUSICA MEDIANTE
Accueil du siteMUSICA MEDIA : ESPACE JOURNAL MUSICA MEDIA N°9, février 2009
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jeudi 4 février 2016
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MUSICA MEDIA N°9 - Décembre 2008
Interview de Phillip Casperd
mercredi 28 janvier 2009

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Interview de Phillip Casperd…

…une basse qui aime les hauteurs…..

Phillip Casperd est le soliste baryton-basse qui a chanté le "Stabat Mater" le 23 novembre aux Minimes. Il a logé chez Marc et Evelyne Lugagne, qui lui ont posé quelques questions sur son parcours musical :

Phillip, comment es-tu entré dans le monde musical ?

Après 6 années en Ouganda où je suis né, j’ai grandi à Londres, où j’ai commencé par faire un peu de violon, avant de découvrir à la fois le plaisir de chanter à l’école - d’abord soprano avant de devenir ténor puis basse - et surtout d’avoir un véritable "coup de foudre" pour le tuba, ce qui m’a permis de jouer très tôt dans un orchestre et dans des fanfares. Mais à partir de 16 ans j’ai vraiment commencé des études de chant, en même temps que des études de piano et de violoncelle. J’ai ainsi pu entrer au Conservatoire (la Royal Academy of Music de Londres) et, tout en continuant à pratiquer le tuba, j’ai obtenu au bout de 5 ans, mon diplôme de chant. Je suis alors devenu choriste dans plusieurs formations, comme l’English National Opera, ce qui m’a permis de participer à des tournées internationales, au Japon, en Allemagne, mais aussi en France : à Aix et à Lyon notamment. Puis, en 1996, je suis entré au Scottish Opera de Glasgow pour plusieurs années, ce qui m’a donné l’occasion de chanter dans plusieurs rôles d’opéras de Mozart, Verdi, Wagner, Richard Strauss et bien d’autres. Mais c’est du passé…

Et alors où en es-tu à présent ?

C’est ma passion pour la montagne et l’alpinisme, qui curieusement m’a conduit à une nouvelle étape de mon parcours musical. En 2003, j’ai fait le tour du Mont Blanc et faisant ensuite une étape à Genève, je me suis rendu par curiosité au Grand Théâtre de Genève et j’ai demandé à tout hasard à l’huissier qui était à l’entrée s’il y avait un poste de basse vacant. C’est ainsi que, 6 mois après une 1ère audition ratée, j’ai été pris, en 2004, dans le Chœur de cette grande maison, où je chante avec 42 choristes permanents - parfois deux fois plus pour certains opéras -. Nous sommes dirigés par un chef de chœur, son assistant et plusieurs répétiteurs. Des metteurs en scène, nous enseignent l’art des entrées, des déplacements sur scène pour le spectacle final, que nous montons le plus souvent avec le remarquable orchestre de la Suisse Romande. Mais auparavant, il y a un très gros travail de mémorisation, de prononciation des textes dans des langues variées, comme par exemple le Tchèque pour un opéra de Janacek. Et au début, pour pouvoir m’intégrer à la vie genevoise, j’ai dû surtout apprendre le Français, en 3 mois de cours intensifs…

Et maintenant, quels sont tes projets ?

Ma vie actuelle de chanteur d’opéra me plait beaucoup : elle est très enrichissante et variée, car nous travaillons souvent plusieurs œuvres très différentes simultanément : par exemple récemment nous préparions en même temps un opéra de Weber, un autre de Berlioz et une opérette d’Offenbach ! Pas de quoi s’ennuyer ! Mais j’aime beaucoup parallèlement chanter avec l’ensemble vocal de le Renaissance Altri Canti et je souhaiterais chanter comme soliste dans des oratorios, notamment à Londres. Mais chaque chose en son temps !

 

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