MUSICA MEDIANTE
Accueil du siteARCHIVES Musica Media N° 1-8, par Alexandra MUSICA MEDIA N° 5, édition des V° MELTIQUES, Novembre 2006
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jeudi 4 février 2016
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"Carte blanche" à la Maison de l’Eléphant : interview de Jacques Di Donato, clarinettiste.
samedi 13 janvier 2007

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Le concert de ce soir a été annoncé sous la forme d’une « Carte blanche ». Est-ce vous qui avez choisi cette formule, la pratiquez-vous souvent et quel intérêt lui trouvez-vous ?

Oui, je l’ai choisie et je la pratique assez souvent parce que je suis attiré par un grand nombre de genres musicaux. Au cours d’un concert, je peux ainsi commencer avec par exemple une musique traditionnelle et dérouler un programme jusqu’à Stravinsky, Boulez, Stockhausen. J’aime bien ces rencontres, ces mélanges, ces heurts et ainsi le public se trouve face à des œuvres qui ne l’auraient pas forcément attiré...peut-être parce qu’elles ne sont pas souvent données. Mais en général, les œuvres sont bien accueillies.

Pourrait-on dire que vous mettez une sorte de plaisir canaille à varier les styles, les époques ?...

On pourrait même dire à provoquer l’étonnement du public...J’aime bien que les spectateurs s’interrogent, découvrent et ...il se produit comme un ensoleillement durant le concert...Le public se montre très réceptif. Au total, les spectateurs ne repartent pas du concert comme ils sont venus.

En fait le Trio des Quilles était en quelque sorte le pivot du concert de ce soir. Mozart occupe t-il une place particulière dans votre répertoire ?

Je dis parfois à mes élèves que la contemplation des bulles de champagne conduit assez bien à la musique de Mozart...mais ne le répétez pas. Si je devais ne garder qu’un compositeur, ce serait lui. C’est lui qui me touche le plus...je veux dire parmi les compositeurs classiques. Mais au XX° siècle, certaines œuvres comptent beaucoup pour moi.

Pourriez vous nous dire quelques mots du Trio des Quilles ?

C’est une œuvre qui à mes yeux dénote un grand esprit d’ouverture en particulier par le rôle confié tour à tour aux différents instruments : l’alto se voit confier l’exposé du thème, la clarinette par moments soutient et agrémente les basses. Il y a dans cette œuvre de la convivialité, on y sent le plaisir de la rencontre à travers peut-être la fluidité de tous les jeux qui est assez remarquable. C’est un bain de jouvence.

Parlons un peu de vous. Vous pratiquez ou avez pratiqué en orchestre au plus haut niveau, en musique de chambre, vous êtes professeur au CNSM, improvisateur. Votre talent aurait-il d’autres facettes ?

On pourrait ajouter que je suis batteur dans des groupes de rock expérimental et que c’est un retour aux sources car la batterie est mon premier instrument. Juste avant de rejoindre Clermont-Ferrand, j’étais en tournée avec un groupe que j’ai constitué.

Voulez-vous nous dire quelques mots de votre Trio ?

Je connais Richard Damas de longue date. Au CNSM de Lyon j’apprécie ses qualités d’accompagnateur et nous nous entendons à merveille pour des œuvres telles que celles que nous avons jouées ce soir... L’accueil ici a été très chaleureux tant de la part des responsables que de celle des musiciens rencontrés, et pour avoir moi-même organisé de nombreuses rencontres musicales, je voudrais adresser tous mes encouragements aux organisateurs qui se dévouent pour faire entendre des œuvres qu’ils aiment.

Propos recueillis par Jean-Paul Dupic

 

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